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Décontamination des lagunes de Mercier

Jeudi, 30 août, 2012

Ville Mercier, Québec, le 30 août 2012 — Les maires de Ville Mercier, Sainte-Martine et Châteauguay demandent des engagements clairs des différents partis quant à leur volonté de restaurer le site des anciennes lagunes de Mercier, la pire catastrophe écologique à être survenue au Québec. Face au laxisme, à l’immobilisme et à la négligence de l’État depuis plus de 40 ans sur ce dossier environnemental majeur, les trois municipalités pressent le gouvernement d'agir et, dans ce cadre, elles réactiveront le dossier déposé en Cour Supérieure en 1999 en amendant la procédure judiciaire de l'époque, afin que des mesures précises soient prises pour réhabiliter le site des anciennes lagunes de Mercier.

« Nous nous battons depuis plus de 40 ans pour réparer les torts qui ont été causés dans notre région au niveau des sols, des eaux de surface et des eaux souterraines et pour lesquels nos municipalités et citoyens assument encore les conséquences. Chaque jour qui passe contribue à aggraver la situation et il y a urgence d’agir », de dire Jacques Lambert, maire de Ville Mercier.

Aujourd’hui, cette contamination est évaluée à plus de 211 000 m3 de sols contaminés par des hydrocarbures, solvants, métaux, BPC et autres produits toxiques sur le site des anciennes lagunes et à plus de 30 km2 de sols et d’eaux souterraines contaminées.

Les municipalités touchées exhortent le gouvernement de procéder à la réhabilitation du site des anciennes lagunes de Mercier, en proposant une solution recommandée par une firme d’experts indépendante. Cette solution consiste à excaver le noyau de contamination pour ensuite l’immobiliser dans une matrice de ciment qui sera ensuite remise dans le sol, ce qui empêchera dorénavant les contaminants de s’échapper dans l’environnement. L’autre solution proposée serait d’excaver purement et simplement ce noyau de contamination et de l’éliminer par la suite dans un site autorisé. L’élimination du noyau de contamination a été défendue par d’autres experts mandatés par le gouvernement et une étude du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), car elle permet à elle seule de réhabiliter la plus grande partie du site, en plus de favoriser le phénomène d’atténuation naturelle de la contamination et de réduire les risques et impacts pour les générations actuelles et futures. Les experts indépendants mandatés par les municipalités suggèrent également de procéder avant toute chose à la caractérisation exhaustive du site afin d’actualiser les données et d’évaluer l’étendue de la contamination.

« Bien au-delà d’une réparation en dommages et intérêts, c’est un engagement clair à restaurer le site des anciennes lagunes de Mercier et des environs, tels que les rivières Châteauguay et Esturgeon dans lesquels les eaux souterraines contaminées se déversent, que nous réclamons.

Il s’agit d’un drame humain, social, économique et environnemental sans précédent au Québec et il faut que des mesures concrètes soient prises au plus vite pour freiner l’hémorragie et restaurer notre legs envers les générations futures », ajoute Mme Nathalie Simon, mairesse de Châteauguay.

Mme Maude Laberge, conseillère municipale à Sainte-Martine, ajoute : « Il est urgent que des mesures soient prises dans ce dossier, considérant que des huiles et autres substances toxiques sont encore présentes dans le sol des anciennes lagunes et continuent à contaminer l’une des plus riches nappes d’eau souterraines du Québec. C’est comme si on avait un pétrolier échoué dans notre cour et que rien n’était fait pour l’enlever et réparer les dégâts ».

Dernière mise à jour: 2012-08-30 15:08

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